#111

December 12, 2024
8:00 PM — 8€
Chrissy Dimitriou
Géométries

1 CHRISSY DIMITRIOU

Salvatore Sciarrino’s flute music :

Hermes S.Sciarrino (1984, from Opera per flauto vol.I)

Morte Tamburo S. Sciarrino (1999,from Opera per flauto Vol II)

L’Orizzonte luminoso di Aton ( 1990 from Opera per flauto vol.I)

Chryssi Dimitriou is a flutist who has dedicated her activity to her interest in contemporary music. She was born in Athens, studied in Athens with Stella Gadedi and undertook postgraduate studies, as an Alexandra Trianti and Alexandros S. Onassis scholar, with Peter Lloyd and Anders Ljungar Chapelon in Manchester, Pierre-Yves Artaud in Paris, Mario Caroli in Strasbourg and Michael Schmid in Gent. She lives and works in Brussels. Her work has featured collaborations with the Ictus ensemble and the Rosas dance company, and since 2019 she has been teaching contemporary flute at the Royal Brussels Conservatory. In 2023, she obtained her PhD in Arts from the University of Brussels with a scholarship from Alexander S. Onassis, for which she wrote her thesis entitled “Remembering of bright times: Inside the palimpsest of the gaze”.

 

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2 GÉOMÉTRIES

Une bande magnétique tourne, imperturbable, accompagnée du craquement d’un vinyle et des ondes d’un vieux poste radio. Un cœur habite ces vibrations transformées en drones hypnotiques. Les boucles deviennent célestes quand un chant émerge, proche de l’incantation ou de la prière. D’autres voix essaient de s’extirper de ce maelstrom analogique, celles des spectres perdus dans des saturations brumeuses. Soupirs terrifiants, hululements nocturnes, rites de sorcières et mélancolie de l’outre monde, les deux musiciens de Géométries savent mener l’auditeur comme Jonathan Harker à la recherche d’un château dans les Carpates, tout en s’arrêtant à l’auberge isolée où les rares clients s’adonnent à des danses ivres dignes des Harmonies Werckmeister de Béla Tarr. Dans cette approche plastique du son à l’onirisme funèbre, le projet évoque autant les bidouillages mystiques de Vox Populi! que le médiévalisme postindustriel de The Moon Lay Hidden Beneath a Cloud. La matière analogique est vivante, les textures pulsent, créant un espace où les êtres de l’ailleurs expriment leur douleur et leur poésie. Là où La Tristesse du facteur prenait la forme d’une folk païenne et électroacoustique, Nebuloasa choisit définitivement l’espace hypnagogique où les frontières entre vie et mort deviennent floues et où la répétition des messages tient autant de l’invocation occulte que de la transe immobile.